Vente terrains et fermes à Kerkennah
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Le sol de Kerkennah est plat, bas, salé, et planté de palmiers qui donnent peu de dattes mais fournissent les palmes des charfias, les pêcheries fixes qui dessinent la mer autour des îles. C'est ce paysage que l'on achète quand on cherche un terrain à vendre kerkennah : une palmeraie clôturée de murets de pierre, une parcelle d'oliviers et de figuiers autour d'une maison ruinée, ou, plus rarement, un lot à bâtir dans l'extension d'un village.
Les quelques annonces de cette page viennent de particuliers, le plus souvent des héritiers qui vendent la part familiale depuis Sfax ou l'étranger. Il n'y a pas de lotisseur actif à grande échelle sur l'archipel, et les agences de Sfax ne se déplacent que pour les grands terrains proches de la mer. Pour situer les prix par rapport au continent, de Mahrès à la route de Gabès, l'ensemble des terrains et fermes à vendre dans le gouvernorat de Sfax tient sur une page.
Trois types de terrains, trois marchés
Le terrain agricole est le plus courant. Palmeraies et vergers d'oliviers de quelques milliers de mètres carrés, entre les villages de Chergui, à Ouled Kacem, Ennajet, El Attaya ou Kraten, parfois avec un puits d'eau saumâtre et un abri de pierre. Ils se vendent à des prix qui restent bas au mètre carré, quelques dizaines de dinars tout au plus, parce que la terre produit peu et que l'eau est le facteur limitant : sans accès à une conduite ou sans citerne, on n'y fait que de l'élevage de petit bétail et des cultures de saison.
Le lot à bâtir en village est le deuxième marché : des parcelles de 200 à 500 m² à Remla, Mellita, Kellabine ou Ouled Kacem, dans le périmètre où la municipalité autorise la construction et où l'eau et l'électricité passent dans la rue. Ils intéressent les familles kerkenniennes et les émigrés qui veulent bâtir la maison d'été. Le troisième marché, le plus cher et le plus surveillé, est le terrain proche du rivage, côté Sidi Frej et sur la côte de Chergui, où les acheteurs imaginent une villa ou un petit projet touristique. Les prix n'y ont plus rien à voir avec l'agricole, et les contraintes non plus.
Vocation du sol, littoral et érosion
Avant de parler prix, demandez la vocation du terrain : agricole, constructible, ou en zone touristique. Un terrain agricole ne devient pas constructible parce que le voisin a bâti. Sur un archipel où une grande partie du sol est à moins de deux mètres au-dessus de la mer, le domaine public maritime et les reculs par rapport au rivage sont des contraintes réelles, et la mer avance : des parcelles qui étaient à cent mètres de l'eau il y a trente ans sont aujourd'hui gagnées par les sebkhas. Regardez le terrain après une pluie d'hiver ou une tempête, pas seulement en août.
La salinisation est l'autre risque pour qui veut cultiver : un puits ancien peut être devenu inutilisable. Les parcelles qui gardent leur valeur sont celles qui touchent une piste carrossable et une conduite d'eau, et celles qui conservent de vieux palmiers en état, dont les palmes trouvent toujours preneur auprès des pêcheurs.
Titre, indivision et héritiers
La propriété kerkennienne est morcelée par des générations de partages successoraux. Beaucoup de terrains n'ont pas de titre foncier individuel : ils relèvent d'un titre ancien au nom d'un aïeul ou d'un acte sous seing privé, avec dix ou vingt ayants droit répartis entre l'archipel, Sfax et la France. Un terrain avec titre bleu et un seul vendeur est rare et se paie. Dans les autres cas, prévoyez un notaire habitué à l'archipel, l'accord écrit de tous les cohéritiers, et un délai qui se compte en mois.
Demandez aussi un certificat de propriété récent, un plan de bornage par géomètre (les murets de pierre ne sont pas des limites légales), et vérifiez qu'aucun chemin d'accès ne traverse la parcelle d'un voisin sans servitude écrite.
Qui achète, et quand
Les acheteurs sont d'abord des Kerkenniens de la diaspora qui rachètent les parts de leurs cousins pour garder la terre dans la famille, puis des Sfaxiens qui veulent un pied-à-terre d'été, et quelques étrangers séduits par les îles, qui doivent obtenir l'autorisation du gouverneur et ne peuvent pas acquérir de terre agricole. Les transactions se nouent en été, quand tout le monde est là, et se signent en automne ou en hiver. Si c'est une maison existante que vous cherchez plutôt qu'un terrain nu, les maisons à vendre à Kerkennah et plus largement les logements à vendre à Kerkennah sont sur des pages séparées.